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Banquiz ouvre sa franchise de distribution de surgelés en milieu rural

Cet article est issu du dossier "Les nouveaux concepts en franchise"

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Face à l’éloignement des commerces alimentaires dans certaines zones rurales, Banquiz déploie un modèle d’épicerie itinérante de produits surgelés, avec des camions-magasins qui livrent directement les particuliers lors de tournées régulières, sans commande préalable. Reprise en 2022 par Jérôme Fourest, l’enseigne a été structurée dans l’optique d’un développement en franchise.

Cofondateur de L’atelier des Chefs, Jérôme Fourest dirige ensuite La Maison du Whisky, puis prend la tête de Comtesse du Barry pendant sept ans, une enseigne développée en franchise. Une expérience qui le conduit à analyser les modèles économiques de nombreuses enseignes alimentaires spécialisées.

« J’ai refondu complètement le modèle économique, parce que l’entreprise perdait beaucoup d’argent quand je suis arrivé, raconte-t-il. Et pour cela, j’ai écumé une vingtaine d’enseignes d’alimentaire comme Jeff de Bruges, Cavavin, Palais des Thés ou encore Le Comptoir de Mathilde. Et je pense aujourd’hui avoir trouvé la clé du modèle de franchise, le modèle économique qui marche dans l’alimentaire spécialisé. »

C’est en 2022 qu’il reprend Banquiz, une entreprise spécialisée dans la distribution de produits surgelés en milieu rural. « Le surgelé ne me faisait pas rêver, reconnaît-il. Mais je me suis dit qu’il y avait un potentiel énorme à franchiser. » Quatre ans plus tard, après un travail de structuration du modèle, l’enseigne ouvre officiellement son réseau aux porteurs de projet : « J’ai repris l’entreprise pour la franchiser, ce n’est pas du tout une aventure anodine, c’est la raison d’être de Banquiz aujourd’hui. »

Un concept pensé pour le milieu rural

Selon l’enseigne, près de 11 millions de Français vivent à plus de 20 kilomètres aller-retour d’un commerce alimentaire. C’est dans ce contexte que se développe Banquiz, qui approvisionne les zones rurales en produits surgelés, grâce à ses camions réfrigérés. Il n’y a pas de commande préalable, mais une tournée régulière directement au domicile des clients.

« Il n’y a pas de minimum d’achat, précise le PDG. Nous passons tous les mois avec le camion, qui est rempli de victuailles, et nous venons devant chez les gens, qui nous accueillent chez eux. Nous prenons le temps de discuter avec eux, on parcourt le catalogue, et ils nous disent de quoi ils ont besoin ».

Jérôme Fourest a identifié quatre catégories de clients : les néo-retraités, les « grands seniors, de 75 ans et plus », les familles rurales et les agriculteurs : « L’alternative pour ces gens consiste à aller au Carrefour du coin à 20 km, en ayant mis dans leur coffre des glaces qui arrivent un peu abîmées à la maison, sans parler de la viande et du poisson. »

Un modèle éprouvé et accessible

Créée en 2004, Banquiz s’appuie aujourd’hui sur un réseau de 35 camions-magasins, desservant environ 21 000 foyers, pour un chiffre d’affaires de 8,35 millions d’euros en 2025. L’offre repose sur plus de 470 références de produits surgelés et d’épicerie, avec une forte présence de produits issus du Sud-Ouest.

Pour son lancement en franchise, Banquiz mise sur un modèle accessible. L’investissement débute à partir de 60 000 euros, dont 20 000 euros d’apport personnel pour l’exploitation d’un camion (en location). Un camion Banquiz peut générer 300 000 euros de chiffre d’affaires annuel au bout de 18 à 24 mois.

« Il y a deux modèles possibles : un camion seul exploité par le franchisé, ou un modèle multi-camions. On estime qu’avec 4 à 8 camions, on couvre un département. » Le métier implique notamment une phase de prospection terrain pour constituer une base de clients. Un camion nécessite environ 500 clients actifs pour fonctionner. « Les franchisés n’auront qu’une seule chose à faire : aller chercher leurs clients », résume Jérôme Fourest.

Pour amorcer son développement, Banquiz recherche ses deux premiers franchisés, principalement dans le sud-ouest de la France. L’enseigne entend ainsi s’appuyer sur des entrepreneurs locaux pour déployer ce modèle dans des zones où les solutions d’approvisionnement restent limitées. « Chaque tournée recrée du lien là où les commerces ont disparu », conclut Jérôme Fourest.

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