Analyses cuisines

Cuisines : La filière se met à table

, par Nicolas Monier

Suivant les hausses transactionnelles dans l’immobilier, le marché des cuisines équipées a affiché en 2019 un chiffre d’affaires de plus de 3,6 milliards d’euros. Fini les cuisines rustiques massives, le émissions de décoration popularisées par l’animatrice Valérie Damidot ont œuvré pour cette démocratisation. Enquête sur une filière qui se transforme au gré des attentes des consommateurs.

Le segment du meuble de cuisine a enregistré sur l’année 2019 une hausse de plus de 6 % de son chiffre d’affaires (3,6 milliards d’euros). “Si la croissance est au rendez-vous dans tous les circuits, le segment capitalise fortement sur les bonnes performances des spécialistes cuisine dont certains ont aligné régulièrement des croissances à deux chiffres tout au long de l’année”, souligne la FNAEM (Fédération française du négoce de l’ameublement et de l’équipement de la maison).

Les acteurs de la filière ne disent d’ailleurs pas autre chose. “Le marché est en pleine expansion même s’il n’est pas encore mature au regard du retard pris par rapport à nos voisins européens. D’autant que le marché du renouvellement se porte bien également. L’offre commerciale n’est pas encore suffisamment dense pour combler les attentes des consommateurs. Si auparavant, les indépendants occupaient le marché, ce n’est désormais plus le cas. La filière s’est structurée autour de grands groupes”, remarque Martin Éric, directeur général de MH Cuisines.

Pour expliquer les raisons de ce succès, le cabinet Xerfi évoque le haut niveau de transaction dans l’ancien (+ 5 %). “L’engouement des Français pour cette pièce de la maison, au cœur des tendances de cocooning et du faire soi-même demeure important”, souligne l’institut d’étude avant de nuancer toutefois son propos : “le marché des meubles de cuisine marquera néanmoins le pas en 2020 (+ 2 %). Les transactions dans l’ancien ralentiront fortement. Les encours et carnets de commande des entrepreneurs de la construction de logements [qui avaient jusque-là permis aux industriels d’échapper aux effets du recul de ses mises en chantier] s’épuiseront. Cela entraînera une baisse des achats destinés à l’équipement des habitats neufs, l’un des principaux moteurs du marché.”

 

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Nicolas Monier


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