Qu’est-ce qui vous a poussé à rejoindre Bertrand Franchise ?
Yann Micque : Cela fait des années que je tourne autour. J’ai accompagné et suivi des entrepreneurs sous différentes postures. J’ai travaillé dans un établissement bancaire où j’ai accompagné les entrepreneurs, dont certains en franchise, pendant 20 ans. Et j’ai notamment accompagné le groupe Bertrand. Au fil des années, j’ai appris à mieux connaître le groupe.
Ensuite, j’ai été moi-même franchisé au sein de l’enseigne Léon pendant deux ans (j’ai ouvert le premier Léon en franchise). J’ai découvert l’envers du décor en devenant franchisé du groupe Bertrand. Puis j’ai été courtier, DG de Crédit Pro, qui travaille notamment avec de grands comptes, dont Bertrand Franchise. J’ai accompagné des franchisés pour leur permettre de trouver des financements. Après avoir collaboré à plusieurs reprises avec Bertrand Franchise, j’ai souhaité les rejoindre.
Léon.
Quels sont les principaux défis que vous anticipez dans votre nouveau rôle de directeur du recrutement franchisé ?
Y.M : Mon poste consiste à travailler le développement des enseignes de Bertrand Franchise, c’est-à-dire à ouvrir des sites, et pour cela il faut recruter des franchisés. Afin d’y parvenir, il faut un bon concept, un bon emplacement, et le recrutement du bon franchisé pour ce site. Si j’ai cela, les défis se passent plutôt bien.
Pour les recruter, un des leviers est d’être présent lors des événements type salon de la franchise. Et même si Bertrand Franchise est connu, il faut aussi aller vers nos futurs candidats. Nous allons mettre en place un plan de communication stratégique, y compris digital, qui permet d’aller vers nos candidats. L’autre sujet est d’être proche des entrepreneurs en région. Cela passe par notre équipe de recrutement qui part sur le terrain pour écouter les demandes des futurs candidats.
Que recherchez-vous chez les franchisés ?
Y.M : La sélectivité est forte, car il faut le bon franchisé. Les compétences que nous recherchons sont les suivantes : il faut que le franchisé soit amoureux du concept, il faut être conquis par le concept pour en être ambassadeur et un bon commerçant. Cela, c’est à nous de le détecter pendant le parcours de recrutement. Ensuite, il faut être manager. Les effectifs d’un restaurant varient de 6 à 7 personnes à 25 à 30 personnes. Il faut également être gestionnaire pour piloter le modèle financier.
Nous avons toutes sortes de profils, des reconversions ou des entrepreneurs, dans le secteur de la restauration, ou non. À travers nos enseignes, on regroupe tous les segments, avec de la street food et de la restauration à table. On a des candidats qui voudraient ouvrir un restaurant, être gérant, ou être multi voire pluri franchisé. Il y a également des sponsors qui accompagnent les gestionnaires avec des fonds, mais il faut qu’il y ait un gestionnaire.
Parmi les enseignes de Bertrand Franchise, lesquelles présentent, selon vous, le plus fort potentiel de croissance ?
Y.M : Elles sont toutes en développement. Volfoni, dans la restauration italienne, a 34 sites, alors qu’Au Bureau en a 200. Il n’y aura pas les mêmes opportunités, il y a davantage de possibilités d’ouvrir un Volfoni. Pour Paradis du Fruit, dernière enseigne qui est rentrée chez nous, il y a une trentaine de restaurants, avec un fort potentiel de développement. Nous avançons étape par étape, mais tablons sur une vingtaine d’ouvertures par an pour des enseignes comme Paradis du Fruit.
Volfoni.
Vous avez mentionné trois axes majeurs dans votre plan stratégique. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Y.M : Sur la partie digitale, je veux développer la manière de toucher un candidat. Cela passe par les réseaux sociaux, les webinars et des relais de communication partenaires. Sur la multi enseigne, nous voulons effectivement avoir une offre assez large pour proposer aux candidats des opportunités. Il faut aussi répondre à une demande de franchisés existants. Nous comptons 370 franchisés, qui ont trois sites en moyenne et qui demandent, pour beaucoup, à se développer.
Selon vous, quelles sont les principales tendances actuelles dans le secteur de la franchise en restauration ?
Y.M : Le poulet frit est un marché en développement. En témoigne notre dernière ouverture avec (Chik’Chill), un concept de poulet frit français. Ce concept a été travaillé avec Mohamed Cheikh (gagnant de Top Chef saison 12, ndlr). Nous avons ouvert une première succursale à Créteil Soleil, qui est un succès. Nous sommes installés entre Popeye et KFC. La cuisine asiatique est également en plein essor. Sur ce segment, nous avons Pitaya et Hanoi Café. Nous nous positionnons sur ce marché, avec nos atouts et nos points à améliorer, mais nous sommes présents.
Quels sont vos objectifs à moyen et long terme pour le développement de Bertrand Franchise ?
Y.M : Nous sommes sur une ouverture tous les deux jours, soit 150 ouvertures par an. C’est un objectif à remettre en perspective par rapport à nos 10 enseignes. Nous avons l’expertise, puisque nous avons ouvert 110 sites l’an dernier. Au salon de la franchise, nous avions 135 opportunités d’emplacement à proposer à nos futurs candidats, sur 2025, et jusqu’à 2027.