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Utilicare ouvre son modèle centré sur les flottes professionnelles à la franchise

Cet article est issu du dossier "Les nouveaux concepts en franchise"

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En France, plus de 6,5 millions* de véhicules utilitaires légers circulent sur les routes, en grande partie au service des artisans, TPE et PME pour leurs déplacements professionnels. Face à l'enjeu de l'entretien des véhicules, Utilicare se positionne comme un réseau 100% dédié à cet outil de travail.

Mécanicien de formation, David Atlas est passé par un BTS maintenance des véhicules après-vente, puis chez Volkswagen. « Pendant mon parcours, je me suis aperçu qu’il y avait un créneau intéressant. Mais aucun réseau adapté pour répondre à cette demande. » Le souvenir d’un unique pont dédié aux utilitaires en concession, avec les mêmes délais qu’un véhicule particulier, le frappe. « On ne peut pas prendre en charge un professionnel comme un particulier. Il n’a pas du tout les mêmes attentes », explique l’entrepreneur.  

En juin 2016, il ouvre Utilicare à Lorient avec 100 m² d’atelier, un pont élévateur et des tracts distribués aux entreprises locales. « Très rapidement, j’ai commencé les premiers mois à faire 8 000 euros de chiffre d’affaires, puis 10 000, 15 000 et jusqu’à 25 000 euros de chiffre d’affaires ». L’atelier affiche désormais un chiffre d’affaires de plus d’un million d’euros et une croissance annuelle moyenne comprise entre 20 et 26 %.

La clientèle, majoritairement professionnelle, est composée d’artisans, TPE, PME, ou encore de gestionnaires de flottes locales. « Le véhicule utilitaire, c’est un outil de travail. S’il est immobilisé, l’entreprise s’arrête », rappelle David Atlas.

Un démarrage prudent en franchise

Pour accompagner la croissance, il investit progressivement dans un atelier toujours plus grand, capable d’accueillir jusqu’à six ponts élévateurs. Convaincu par son concept, l’entrepreneur prépare alors son expansion nationale. « Dès le premier jour, j’avais décidé de développer un réseau indique le fondateur, qui envisageait au départ un développement en propre. La difficulté, c’est l’humain. Je me suis vite rendu compte que je n’y arriverais pas seul. La piste de la franchise s’est imposée progressivement. »

S’ouvre alors une phase de structuration, où l’entreprise crée une centrale d’achat, harmonise des systèmes de gestion et rédige le manuel opératoire. L’enseigne, qui ne compte aujourd’hui qu’un atelier à Lorient, se lance officiellement en franchise fin 2025.

Objectif : 30 implantations d’ici 5 ans

Le ticket d’entrée annoncé est de 100 000 euros d’apport, pour un investissement global à partir de 350 000 euros selon le foncier. « Avec la volonté, les financements et les bonnes personnes, on peut tout faire, assure David Atlas. Le besoin est immense. Le marché du véhicule léger n’est pas structuré, le poids lourd est saturé. Au milieu, il y a le véhicule utilitaire léger que personne ne prend vraiment en charge. »

Reste désormais l’épreuve du terrain pour le franchiseur. Utilicare vise une première signature d’ici la fin de l’année et une quinzaine de franchisés à trois ans. À cinq ans, l’objectif affiché est de bâtir un réseau d’une trentaine d’implantations. « Je suis capable d’accompagner n’importe qui ayant ce qu’il faut pour atteindre l’objectif de développer un Utilicare », conclut David Atlas.

*Selon le service de statistiques publiques (Ministères Aménagement du territoire Transition écologique).

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