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Se lancer en franchise

Nos conseils pour ouvrir une franchise dans la région Auvergne-Rhône-Alpes

Derrière l’image de métropoles dynamiques comme Lyon ou Grenoble se cache un territoire d’une grande hétérogénéité, où cohabitent zones rurales, stations de ski, bassins frontaliers et villes industrielles. De quoi intéresser franchiseurs et candidats, séduits par sa situation géographique stratégique et son tissu économique. Mais implanter une franchise en Auvergne-Rhône-Alpes suppose de comprendre les disparités locales et d’adapter sa stratégie.

On estime que la région Auvergne-Rhône-Alpes, située dans le quart sud-est de la France, rassemble plus de 8,2 millions d’habitants sur une superficie de 69 711 km², ce qui en fait l’une des régions françaises les plus étendues et peuplées. Formée de 12 départements et de la métropole de Lyon, elle est frontalière de cinq régions françaises (Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Provence-Alpes-Côte d’Azur) ainsi que de deux pays, la Suisse et l’Italie.

“S’implanter dans une région aussi vaste, avec des villes aux spécificités différentes, peut présenter des avantages et des inconvénients, explique Nicolas Louis-Amédée, product manager géomarketing chez CIRIL GROUP. On retrouve de grandes villes comme Lyon et Grenoble, extrêmement intéressantes pour certains concepts, mais également des zones plus éloignées, touristiques ou secondaires.”

Lyon est en effet la capitale de la région. Elle est, avec les métropoles de Grenoble, Saint-Étienne et Clermont-Ferrand, l’une des principales locomotives économiques du territoire et un point de chute évident pour de nombreux concepts. Mais qui dit incontournable dit aussi “saturé, avec beaucoup de concurrence et des loyers élevés”, estime ce membre du Collège des experts de la Fédération française de la franchise, qui souligne qu’à l’inverse “ce sont plutôt les territoires secondaires qui sont les plus recherchés, selon les baromètres”.

On peut citer Annecy, Chambéry, le pays de Gex ou encore Montbrison, régulièrement présents dans les intentions d’implantation. Ces villes misent sur leur singularité. “Les territoires comme Annecy bénéficient à la fois des atouts urbains et montagnards, avec le tourisme et les stations de ski, et peuvent offrir des opportunités”, résume Nicolas Louis-Amédée. Même logique pour Gex et Saint-Genis-Pouilly, deux bassins frontaliers avec la Suisse parmi “les territoires les plus riches de France”, insiste-t-il. D’autant que ces zones accueillent beaucoup de CSP+.

“Cette partie n’est pas très grande, cela doit représenter quelque 50 000 habitants. Et ces territoires sont suffisamment éloignés de Lyon pour nécessiter une offre de commerce et de services adaptée. Nous sommes sur un bassin complètement autonome.” La deuxième région économique de France, et la septième d’Europe en termes de création de richesse, ne se résume donc pas uniquement à ses métropoles.

Des secteurs porteurs selon les territoires

Pour réussir son implantation dans la région, il faut observer les besoins locaux, qui varient fortement d’un département à l’autre. “Dans les volontés d’ouverture, l’alimentaire ressort partout”, observe Nicolas Louis-Amédée. Mais des nuances apparaissent : en Haute-Savoie et dans le Cantal, ce sont plutôt les services aux particuliers et aux entreprises qui dominent, en réponse à une population plus vieillissante et à des contraintes de mobilité.

Dans les zones touristiques, le trio restauration, hôtellerie et tourisme concentre les intentions : “Quand on est dans une zone plus touristique, comme le Rhône et la Savoie, les ouvertures se portent sur l’hôtellerie et la restauration. Cela démontre l’hétérogénéité de la région.” L’immobilier constitue un autre vivier. “Les intentions les plus fortes sont en Savoie et en Ardèche, en raison du poids des résidences secondaires et de la location saisonnière”, précise l’expert en géomarketing. À l’inverse, les secteurs de la santé, de la beauté et du sport se répartissent plus uniformément dans des départements comme la Drôme, l’Allier ou la Loire.

“Nous avons beaucoup d’entreprises, dont un secteur automobile assez dynamique. L’industrie et le bâtiment sont également vraiment porteurs”, complète Jean-Luc Cohen, dirigeant de Framboise Consulting, un cabinet spécialisé dans le développement de réseaux de franchise basé près de Lyon. Ce dernier souligne aussi que “l’accessibilité de Lyon par le train et la route est un atout indéniable pour la région”.

Allez plus loin

Lisez la suite de ce dossier dans L’Officiel de la Franchise n°254 d’octobre-novembre 2025.

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