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Avec le coronavirus, les ventes de produits alimentaires en hausse de 15 %

, par Camille Boulate

Selon une étude publiée par le Boston Consulting Group (BCG), l’épidémie du coronavirus devrait avoir de fortes retombées sur le commerce alimentaire partout dans le monde. En effet, les pays touchés devraient constater 10 à 15 % de ventes en plus sur de nombreuses références.

Sans surprise, les retombées économiques de l’épidémie du Covid-19 devraient être importantes sur les denrées alimentaires. Le Boston Consulting Group (BCG) estime que les ventes devraient fortement augmenter, entre 10 % et 15 %, dans les pays touchés par le virus. Une tendance qui devrait se confirmer pendant plusieurs semaines. Dans le détail, les ventes de produits alimentaires seront en forte hausse en Chine (entre 30 % et 40 %), à Singapour (entre 25 % et 30 %), en Italie (entre 10 % et 12 %) ainsi qu’en France (entre 10 % et 12 %). Deux facteurs sont observés par le cabinet de conseil en stratégie pour expliquer cette augmentation. “Les clients stockent des produits essentiels en mettant l’accent sur la santé, l’hygiène, le nettoyage et les catégories de stocks traditionnels (comme les pâtes ou le riz, ndlr.) Par ailleurs, les gens limitent les repas au restaurant/cafés et passent plus de temps à leur domicile”, insiste l’étude. Un phénomène amplifié dans les pays où le confinement est de rigueur dans lesquels seules les sorties pour aller faire ses courses sont autorisées. Une mesure qui est d’ailleurs entrée en vigueur en France à la mi-journée.

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Explosion du e-commerce

Logiquement, le Boston Consulting Group constate que les ventes en ligne explosent. Le e-commerce enregistre ainsi une croissance allant de 40 à 100 %, selon les pays. Comme pour les achats en magasins physiques, les produits d’hygiène et liés à la santé sont les premiers concernés par ces achats en ligne (entre 15 % et 40 % des ventes selon les zones géographiques). Dans des pays fortement touchés et mis en quarantaine, comme la Chine ou l’Italie, la livraison à domicile a également fortement augmenté. Le cabinet de conseil constate ainsi une hausse d’au moins 70 % de ce mode de distribution. Enfin, le click-and-collect est également à la mode avec une augmentation de cette pratique d’au moins 30 % dans les pays les plus contaminés. Les experts du Boston Consulting Group estiment par ailleurs que les acteurs de la grande distribution doivent s’attendre à trois grandes phases de consommation. D’abord, les enseignes devront réussir à contenir l’emballement des consommateurs. Une phase immédiate “que les pays connaissent dans les premières semaines de propagation : une forte hausse de la demande, due à la constitution de stocks de produits de santé, de nettoyage, de produits congelés et de produits de base (eau, chocolat, pâtes, riz…). Cette phase nécessite de garantir la présence des produits dans les magasins”, souligne le cabinet de conseil. Ensuite, à court terme, le secteur de la grande distribution devra s’adapter à cette demande, en étant toujours en capacité de réapprovisionner les rayons.

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Nouveaux comportements

Enfin, à plus long terme, le Boston Consulting Group estime que les acteurs de la grande distribution devront composer avec les nouvelles formes de consommation engendrées par l’épidémie. “On observe une modification permanente du comportement des clients et l’accélération de certaines tendances (e-commerce, livraison à domicile, aliments préparés…”, estime le cabinet de conseil avant de conclure que la grande distribution vit un moment charnière. “Les nouvelles habitudes que nous adopterons dans les prochaines semaines pourraient bien impacter nos comportements de consommateur de façon durable.”

Camille Boulate

Camille Boulate


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