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Coronavirus : après le confinement, 45 % des Français entendent réduire leur budget concernant l’habillement

, par Camille Boulate

Ce n’est plus une surprise, l’impact du Covid-19 sur le commerce est important. Si à partir du 11 mai l’ensemble des commerces pourront rouvrir il est encore trop tôt pour savoir quels seront les arbitrages qui seront faits par les consommateurs. Toutefois une étude de l’éditeur de logiciels de caisse Fastmag montre que les clients risquent de bouder le secteur de l’habillement.

Les experts et les enseignes sont unanimes : le reprise d’activité sera longue et il va falloir être patient. Le gouvernement a confirmé mardi 28 avril que l’ensemble des commerces pourront rouvrir à partir du 11 mai, excepté les bars , cafés et restaurants. Dans ce contexte, les différents réseaux s’organisent pour attirer de nouveau la clientèle en magasin et s’adapter aux nouvelles formes de consommation. Toutefois, certains arbitrages risquent d’être effectués par les consommateurs. Selon une étude réalisée par Fastmag, éditeur de logiciels de caisse pour les chaînes de magasins d’habillement, et OpinionWay montre que le secteur du textile devrait accuser un recul de son chiffre d’affaires après le confinement.

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Réduction du budget

En effet, selon les principaux chiffres dévoilés par l’étude, 45 % des Français affirment vouloir réduire leur budget d’habillement au cours des 30 jours suivant la fin du confinement. 32 % envisagent de maintenir leurs achats comme avant la crise et seulement 15 % comptent les augmenter. Alors que, avant la crise, les consommateurs français consacraient en moyenne 86 euros par mois à l’achat de vêtements, de chaussures et d’accessoires, ils estiment vouloir réduire leur budget d’environ 28 %, soit 24 euros de moins. Dans le détail, les achats de vêtements seraient les plus affectés avec une baisse de 33 %, suivie de près par les chaussures (32 %). “Seul le budget prévu aux accessoires ne diminue pas”, souligne Fastmag.

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Réflexion long terme

Parmi les raisons poussant à cette réduction de budget, les consommateurs citent majoritairement des contraintes financières (59 %). 35 % affirment redouter aller en magasin alors que l’épidémie n’a pas totalement disparue. “Plus surprenant, 42 % disent s’être rendu compte que certains achats n’étaient pas utiles, explique Fastmag. La remise en question de certains achats concerne plus de la moitié des Français âgés de 50 ans et plus qui comptent dépenser moins après le confinement (52 % contre 34 % des Français plus jeunes).” Toutefois,  15 % des répondants affirment vouloir dépenser plus au sortir de la crise. 6 personnes sur 10 expliquent cette volonté par le besoin de remplacer certains produits. 21 % des consommateurs confient avoir développer une envie accrue d’acheter à cause d’une frustration importante pendant le confinement et 20 % dévoilent vouloir profiter des économies réalisées pendant cette période.

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Magasins vs e-commerce

Si certains consommateurs seront toujours frileux de se rendre en boutique par peur de épidémie, l’étude montre que les magasins physiques ne seront pour autant pas totalement délaissés au profit du e-commerce. Dans le détail, concernant les achats de vêtements, 10 % des consommateurs entendent changer de canal d’achat et réaliser son shopping sur Internet et 15 % souhaitent au contraire se rendre davantage en magasin. Même constat pour les achats de chaussures (9 % veulent réaliser plus de shopping sur Internet contre 13 % en magasin) et pour les accessoires (8 % sur Internet, 10 % en magasin). Les plus jeunes sont plus nombreux à changer leurs habitudes (34 % des moins de 35 ans pour les achats de vêtements contre 21 % pour les Français plus âgés). “Pour autant, malgré leur familiarité avec les outils digitaux, cette volonté de changement ne bénéficie pas nécessairement aux achats en ligne : 14 % des jeunes âgés de moins de 35 ans comptent réaliser davantage d’achats sur Internet mais 20 % comptent en faire davantage en magasin”, conclut l’étude.

Camille Boulate

Camille Boulate


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