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Écomiam affiche une croissance de 38 % sur son dernier exercice

, par Camille Boulate

L’enseigne spécialisée dans la vente de surgelés a clôturé son exercice le 30 septembre. L’occasion pour Écomiam de faire le point sur cette année écoulée. Résultats : le réseau s’est bien étoffé et affiche une croissance de son activité de plus de 38 %.

Écomiam continue de se faire une place dans le monde de la distribution surgelés. Face au leader Picard, plus urbain mais au maillage territorial bien plus mâture, Écomiam voit sa notoriété grandir. Ainsi, le réseau vient de clôturer sont exercice 2020/2021 au 30 septembre et affiche une hausse de son chiffre d’affaires magasins (sortie de caisse magasins, représentant plus de 95 % du CA consolidé) de 38,6 %. Sur le dernier trimestre, cependant, le CA magasins s’élève à 7,5 millions d’euros, en croissance de 32 % mais en baisse de plus de 8 % à périmètre constant. En cause : un retour à un panier moyen plus conforme à la moyenne historique de l’enseigne après une période de crise qui avait boosté la consommation, une légère basse de la fréquentation sur la même période (-4,7 %) ainsi que la saisonnalité des ventes. En effet, Écomiam a constaté une baisse de l’activité durant les congés d’été. À cela s’ajoute une période 2020 qui fut exceptionnelle en matière de consommation pour le réseau. “Rapporté à la même période sur l’exercice 2018/2019, le 4e trimestre ressort en croissance organique de 14,8 %”, assure l’enseigne.

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Simplicité et sobriété

De bonnes performances globales que Daniel Sauvaget, fondateur et PDG d’Écomiam explique :

“Je pense que c’est l’ADN de notre enseigne qui est reconnue aujourd’hui, tant par les clients que par les affiliés. Il y a eu une prise de conscience, notamment depuis le premier confinement, que nos modes de consommation doivent évoluer. Pour cela, les Français ont compris qu’il faut privilégier les produits locaux. La simplicité et la sobriété sont des marqueurs que vante notre enseigne et qui s’affirment de plus en plus.”

En effet, l’approche de l’enseigne est claire : aucune fioritures autour des produits et de la transparence vis-à-vis des clients. Ainsi, Écomiam a fait le choix d’oublier le carton et mise sur des sachets transparents, laissant apparaître les produits. “Nous protégeons simplement le produit et une étiquette donne les informations essentielles aux clients”, insiste Daniel Sauvaget. Contrairement à ses concurrents, Écomiam ne fait aucune promotion et affiche les marges que l’enseigne effectue sur chacune des références présentées en magasin. “D’où notre choix de l’affiliation. Cela nous permet de pouvoir imposer le stock et les prix à nos partenaires et ainsi de conserver notre promesse initiale”, insiste-t-il. Aussi, dans les magasins, un maximum de produits de saison et très peu transformés sont proposés. Si l’enseigne affiche bel et bien dans ses rayons des produits panés ou des gratins de pomme de terre, elle a fait le choix de ne pas miser sur les plats préparés. “Cela serait complètement faux de dire que nous n’avons pas de produits transformés. Mais sur les quelques références que nous avons, nous sommes très vigilants sur les ingrédients qui composent ces produits. En revanche, nous n’avons aucun plats cuisinés. Ce n’est pas notre volonté et nous estimons que ce n’est pas rassasiant pour les consommateurs. Or, mon positionnement est que quand nos clients cuisinent nos produits, ils ne doivent plus avoir faim”, estime Daniel Sauvaget.

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Zones commerciales

Créé au début des années 2000, Écomiam a une forte présence dans l’Ouest de la France et commence à étoffer son maillage territoriale dans les autres régions. L’année dernière, Daniel Sauvaget nous confiait, lors de l’entrée en bourse d’Écomiam, sa volonté d’ouvrir une vingtaine de nouveaux points de vente chaque année. Sur le dernier exercice, cet objectif est largement dépassé.

“Nous avons ouvert 29 magasins cette année, dont 28 en affiliation. Sur ces nouvelles unités, 4 ou 5 ont été portées par des franchisés du réseau. Nous allons ouvrir 6 autres points de vente courant le mois d’octobre et nous devrions dépasser les 60 magasins d’ici la fin de l’année”, détaille le PDG du réseau.

Dans la ligne de mire de l’enseigne : des zones de chalandise de 15 000 ménages pour des magasins d’environ 250 mètres carrés d’espace de vente. “Il faut que nous soyons situés dans des zones commerciales, là où les consommateurs ont l’habitude de faire leurs courses, tout simplement. En n’oubliant pas que le surgelé est le dernier achat et donc que l’on doit davantage se situer en sortie de zone”, rappelle Daniel Sauvaget. Et le concept Écomiam séduit les porteurs de projet : l’enseigne assure disposer de 330 demandes actives pour devenir affiliés du réseau. Un nombre élevé qui permettra, sans nul doute, à l’enseigne d’étoffer sa notoriété. “Quand l’enseigne est bien installée et reconnue au niveau local, nous pouvons viser des zones restreintes, dès 8 000 ménages”, insiste Daniel Sauvaget. Le territoire doit toutefois afficher un potentiel de chiffres d’affaires de 1 million d’euros dans les trois ans.

Camille Boulate

Camille Boulate


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