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L’Agence Automobilière entre en Bourse et passe le cap des 100 agences

, par Camille Boulate

L’enseigne spécialisée dans la vente de voitures d’occasion entre particuliers, créée en 2004, continue d’étoffer son maillage territorial. L’Agence Automobilière vient ainsi de passer le cap symbolique des 100 unités. Le réseau vient également de s’introduire en Bourse.

Précurseur de la mise en relation entre particuliers pour la vente de voiture d’occasion, L’Agence Automobilière commence à se bâtir un solide maillage territorial. L’enseigne, qui a vu le jour il y a bientôt 18 ans, a compris que le modèle des agences immobilières pouvait être adapté à la vente de voitures d’occasion. “Je ne suis pas du tout issu du milieu de l’automobile ni de l’immobilier. En fait, j’étais ingénieur chimiste. Mais j’ai toujours été passionné de voitures et je souhaitais ouvrir un garage. Mais face aux investissements colossaux que cela demandait, j’ai compris très vite qu’il fallait trouver différents moyens. C’est ainsi que L’Agence Automobilière est née”, explique Christophe Winkelmuller, fondateur de l’enseigne. Le concept est simple : l’agence prend des mandats de vente et met en relation vendeur et acquéreur.

“Nous n’achetons pas les véhicules, donc les besoins en investissements ne sont pas élevés. Notre modèle économique est de se rémunérer sur les commissions issues des ventes, qui sont, en moyenne, de 990 euros TTC par véhicule vendu.”

Le chef d’entreprise ouvre un premier point de vente, en propre, à Mulhouse avec en tête l’idée de se développer en franchise. “Mais je savais qu’il fallait tester le modèle, admet-il. J’ai donc ouvert deux autres agences à Colmar puis Strasbourg.” Le premier franchisé intègre le réseau trois ans plus tard à Saint-Dié-les-Vosges.

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Potentiel de 500 unités

Depuis, le réseau s’est étoffé. Et a vu l’arrivée de concurrents calquer son modèle, mais s’implanter principalement en centre-ville. “Pour nous, ces emplacements en centre-ville ne sont pas une priorité. On ne peut absolument pas conseiller à un partenaire de s’installer sur ce type de zone. Car on sait que les places de parking sont compliquées et que la circulation est difficile”, souligne Christophe Winkelmuller. Pour se développer, L’Agence Automobilière mise en effet sur des emplacements en périphérie, principalement en zone commerciale.

“Nous n’avons pas besoin d’être sur une rue ultra passante. C’est un plus pour la visibilité, mais les personnes qui viennent chez nous, viennent principalement sur rendez-vous. Le principal pour nous étant d’être implantés sur des zones avec du parking et facile d’accès”, insiste Christophe Winkelmuller.

Ainsi, l’enseigne vise des territoires d’a minima 30 000 habitants, avec des agences allant de 50 à 100 mètres carrés. “Nous avons des agences implantées sur des territoire plus petits, cela fonctionne. Mais c’est avant tout du cas par cas.” À date, le réseau L’Agence Automobilière compte une centaine d’agences, en France mais aussi à l’international (Belgique, Espagne, Portugal, Italie) et devrait bientôt s’implanter en Suisse ainsi qu’en Allemagne. En 2022, une quarantaine d’ouvertures sont prévues.

“Nous estimons qu’il y a le potentiel en France pour 500 unités”, affirme Christophe Winkelmuller.

Pour les candidats, il faut compter un droit d’entrée allant de 15 000 à 25 000 HT, calculé en fonction de la zone de chalandise, et qui comprend la formation initiale. Pour les redevances, l’enseigne a fait le choix de montants mensuels fixes. “Nous demandons 400 euros de redevances d’enseigne et 250 euros de redevances de communication. À cela s’ajoute une commission de 12 euros par mandat rentrés. C’est le seul montant variable”, souligne Christophe Winkelmuller. Et si le chiffre d’affaires dépend de la taille de l’agence, un franchisé employant deux vendeurs est en mesure de réaliser en moyenne 160 000 euros de chiffre d’affaires annuel.

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Réseau participatif

Côté candidat, l’enseigne recherche avant tout des profils dont la relation humaine et clientèle est primordial. “L’honnêteté est aussi un aspect essentiel, insiste Christophe Winkelmuller. Le secteur de l’automobile n’a pas une bonne image alors que vendre ou acheter sa voiture doit être un bon moment. Les clients ne doivent pas avoir la sensation d’être trompés.”

 C’est aussi pour cela que nous ne pratiquons pas de mandats exclusifs. On ne veut pas enfermer le client : si nous ne sommes pas bons, il doit pouvoir allez voir ailleurs.”

“Nous avons réalisé une étude auprès de notre clientèle (vendeurs et acquéreurs) et le taux de recommandation est de 98 %. Nos partenaires doivent clairement s’inscrire dans cette notion de transparence et d’honnêteté.” Aussi, le fondateur de l’enseigne souligne un point essentiel : la volonté d’avoir un réseau coopératif et collaboratif, en intégrant le plus possible les membres de son réseau à la stratégie long terme. Une vision qui a poussé L’Agence Automobilière à opter pour un contrat de concession de licence de marque.

Cela va clairement avec nos valeurs. C’est moins liant et permet au partenaire d’être plus libre. Mais nous respectons la loi Doubin et remettons un DIP”, insiste le fondateur.

Aussi, toujours dans cette optique d’intégrer ses partenaires à la stratégie de l’enseigne, la tête de réseau est entrée en bourse en novembre dernier. “ Nous avons fait le choix d’entrer en bourse pour permettre à nos franchisés de devenir actionnaire, et pas pour lever des fonds. Car notre modèle économique ne nécessite pas d’argent pour se développer. Tout ce que nous gagnons en tant que tête de réseau nous le réinvestissons pour nous déployer”, détaille Christophe Winkelmuller. Pour la tête de réseau, cette entrée en bourse est également un gage de transparence vis-à-vis des franchisés et des candidats à la franchise. “C’est un projet qui a duré 18 mois durant lesquels nous avons dû montrer patte blanche via des audit sociaux, sécurité etc. On s’est mis à nu et clairement c’est positif pour nous et nos franchisés, dont la moitié est entrée au capital en achetant des actions.”

Camille Boulate

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