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Le 17.45 mise sur ses planches apéritives pour séduire les franchisés

, par Camille Boulate

L’enseigne, spécialisée dans l’afterwork avec des planches apéritives à composer, était présente pour la première fois au salon Franchise Expo Paris qui s’est tenu fin mars. L’occasion pour ce jeune réseau d’affirmer son développement en franchise.

Parmi les nouveaux exposants du salon Franchise Expo Paris, qui s’est clôturé mercredi 23 mars, l’enseigne Le 17.45 a su tirer son épingle du jeu auprès des candidats présents. Car si les premiers constats montrent une baisse de la fréquentation, le jeune réseau, lui, confiait sa satisfaction.

“Nous sommes réellement très contents de notre présence sur le salon. Notre stand ne désemplit pas et nous avons eu vraiment beaucoup de contacts qualifiés. Je pense que nous bénéficions de l’effet nouveauté”, confie Yann de Canson, co-fondateur et directeur franchise chez Le 17.45.

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10 restaurants opérationnels

L’enseigne, lancée en 2016, fut lauréate du dernier concours Passeport pour la franchise en 2019, organisé par Gouache Avocats. À l’époque, le concept axé autour des planches apéritives à composer soi-même avait séduit le jury. Près de trois ans après cette distinction et deux années bouleversées par la pandémie, Le 17.45 affiche un réseau de 10 restaurants, dont 7 tenus en franchise (Nantes, Rennes, Angers, Bordeaux, Dijon, Clermont-Ferrand et Bourgoin-Jallieu).

“Notre ambition est d’atteindre les 25 unités d’ici 2024, affirme Yann de Canson. Nous continuerons d’ouvrir en propre, notamment à Paris. À terme, nous souhaitons avoir un parc de restaurants tenus à 80 % par des franchisés.”

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Cap sur les villes de 100 000 habitants

Pour se développer, le jeune réseau mise sur son concept urbain, dans l’air du temps mais surtout facile à mettre en œuvre. Point non négligeable dans le secteur de la restauration, les futurs franchisés n’auront pas besoin d’un local avec extraction.

“Cela est un véritable avantage par rapport aux restaurants traditionnels pour trouver le local adéquat, admet Yann de Canson. Nous avons pensé notre modèle autour de l’assemblage et de la découpe de produits. Résultat : pas besoin d’embaucher de personnel qualifié qui détient le savoir-faire du restaurant.”

Pour s’exprimer pleinement, le concept doit être exploité sur une zone de chalandise de 100 000 habitants minimum et nécessite une surface de 80 à 100 mètres carrés. Un emplacement avec terrasse est bien évidemment un plus. Côté investissement, il faut compter une enveloppe allant de 130 000 à 180 000 euros HT, hors immobilier. “Nous demandons un droit d’entrée de 20 000 euros et 6 % de redevances (dont 1 % dédié à la communication). En matière d’apport, il faut au minimum 60 000 euros”, détaille Yann de Canson. En moyenne, un restaurant Le 17.45 doit être en mesure de réaliser entre 250 000 à 350 000 euros de chiffre d’affaires, certaines unités pouvant grimper jusqu’à 600 000 euros.

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Une gamme de produits dédiée

Outre les planches à composer, Le 17.45 joue la carte de la diversification. En hiver, tous les lundis, l’enseigne propose des soirées “fondue”. “C’est un vrai succès. Nos restaurants ne désemplissent pas. L’été nous avons la même stratégie en adaptant notre carte, notamment en ajoutant des produits comme la burrata”, assure Yann de Canson. Autre axe important : la conception d’une marque propre. L’enseigne a fait le choix de développer une gamme courte de produits du terroir, en partenariat avec des producteurs.

“Il s’agit d’une dizaine de références, notamment de pâtés et de terrines, que nous vendons également dans nos restaurants. Nous capitalisons dessus pour fidéliser la clientèle”, explique le co-fondateur.

L’approvisionnement reste d’ailleurs l’une des clés de voûte du concept. L’enseigne a fait le choix de la qualité et s’approvisionne presque exclusivement en France.

Nous avons quelques fournisseurs italiens ou espagnols pour de la charcuterie très locale. Les franchisés doivent s’approvisionner à 90 % auprès de nos fournisseurs. Nous leur laissons une marge de manœuvre afin de favoriser des producteurs locaux, notamment pour tout ce qui est vin, fromage ou bière”, insiste Yann de Canson.

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La diversification passe également par la digitalisation. L’enseigne, lancée avant le Covid-19, a subi comme tous les acteurs du secteur, les fermetures de ses unités. “Ce fut un gros coup d’arrêt pour nos 4 établissements que nous avions ouverts, se souvient Yann de Canson. Nous avons dû nous réinventer notamment en proposant la vente à emporter et la livraison via des plates-formes comme Uber Eats. Mais le chiffre d’affaires reste à 90 % réalisé par la restauration sur place. La VAE et la livraison ne représentent que 10 % de notre activité.”

Camille Boulate

Camille Boulate


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