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Louis Herboristerie, grand gagnant du Passeport pour la Franchise

, par Valentine Puaux

S’il n’existait pas encore de réseau d’herboristeries franchisées, Louis Gobron l’a fait. Près de 10 ans après avoir créé son site internet vendant des produits à base de plantes, l’entrepreneur ardennais, s’est décidé à franchir le pas et cherche aujourd’hui des partenaires pour déployer son concept Louis Herboristerie sur toute la France.

Avant d’être franchiseur, Louis Gobron travaillait sur un pure-player proposant des produits naturels pour la beauté et la santé des particuliers. C’était en 2013. Depuis, l’assortiment recense 8 000 références (dont 150 références de marques et laboratoires partenaires) et dispose d’une visibilité supplémentaire, grâce à une boutique ouverte dans le centre de Charleville-Mézières depuis juillet 2020, aux coloris boisés et signée par l’agenceur JBCC.

“J’ai monté mon concept Louis Herboristerie tout seul. Les plantes sont notre coeur de métier. En plus d’avoir des marques partenaires pour proposer des huiles essentielles, des compléments alimentaires ou des produits de beauté aux clients, pour leur confort articulaire, digestif ou améliorer leur sommeil, mon équipe (10 personnes) et moi-même sélectionnons rigoureusement plus de 500 références de plantes auprès de producteurs certifiés.”, explique Louis Gobron, fondateur de Louis Herboristerie.

Le concept qui s’étend sur 70 m2, n’aura d’ailleurs pas tardé à décoller, bien au-delà des Ardennes. “Le succès a été immédiat en 2020. Alors qu’on était pourtant en pleine crise du Covid ! D’ailleurs, les publics nous demandaient régulièrement si on était pas déjà franchisés. J’avais des demandes du côté de Versailles, Nantes, Rennes, Montpellier. Alors, face à cette récurrence, j’ai fini par étudier plus sérieusement la rentabilité de mon concept ! ”, poursuit l’entrepreneur passionné de tisanes, d’huiles essentielles et de compléments alimentaires premium, mis en scène dans un “espace respectant les codes anciens de l’herboristerie, alliés à une touche de modernité”.

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Planter 5 franchises à fin 2023

À commencer par un maillage du grand Est, avant de s’étendre à tout l’Hexagone. “On se concentre sur le magasin franchisé, mais l’idée est aussi d’ouvrir en propre sur des villes du grand est, comme Metz ou Nancy, par exemple. Et de trouver un équilibre entre la franchise et la succursale qui, je l’estime, ont la même importance à mes yeux. Parce qu’en tant que franchiseur, il faut être capable d’offrir les mêmes services aux deux profils d’entrepreneurs qui rejoindront l’enseigne”, indique Louis Gobron. Si une première franchise ouvrira à Rennes début 2023, 4 autres s’en suivront d’ici la fin de l’année 2023.

Nous devrons être capables, à fin 2025, d’avoir atteint la trentaine d’établissements, tous modèles confondus, franchise et succursale. Et d’ouvrir aussi bien dans des villes de plus de 100 000 habitants, que dans des villes à plus faible densité, où, néanmoins, le pouvoir d’achat y sera conséquent. Comme à Versailles, par exemple”, estime l’entrepreneur. Et ce dernier d’ajouter : “Nous ciblons aussi des lieux éco-responsables, propres à la vente en vrac, où notre installation est légitime, ainsi que la périphérie”.

Recruter des partenaires ambitieux

De ce fait, le futur franchiseur s’entourera de partenaires ayant l’esprit d’entreprendre et capables de diriger des équipes en magasin. Tout en démontrant une certaine appétence pour la cosmétique naturelle. “Ils ou elles devront avoir la double-casquette pour réussir à performer. Mais de toutes façons, nous les formerons au savoir-faire et au logiciel de réassort des produits pendant près de deux mois, de la formation initiale, jusqu’à la formation en e-learning, ajoute le dirigeant de l’enseigne. Au bout de trois ans, le candidat peut s’attendre, sur une zone d’implantation type, à réaliser 500 000 euros de chiffre d’affaires”.

Défi supplémentaire pour les futurs franchisés, en plus de bien gérer la trésorerie de leur commerce ? Savoir transmettre un savoir-faire et animer des ateliers thématiques, ancrés dans l’ADN de l’enseigne, puisque déjà proposés dans la boutique actuelle et affichant complet. “Toutes nos boutiques, franchisées ou en succursale proposeront des ateliers de Do It Yourself pour apprendre à créer un baume, ou faire ses propres mélanges d’huiles essentielles. Il y aura des ateliers clé en main et des fiches à télécharger pour les franchisés pour cela”, assure Louis Gobron à l’intention des candidats et candidates.

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À terme, si le réseau Louis Herboristerie séduit suffisamment de partenaires, ce dernier pourrait un jour s’épandre hors frontière. “Le site est déjà traduit en anglais et nous expédions des commandes à l’international, dans 78 métropoles, y compris au Japon. Alors  pourquoi pas nous étendre à l’Europe ? Surtout lorsqu’on voit comment les produits Made in France sont plébiscités à l’étranger ! Bien sûr, la tentation de le faire est grande. J’aimerai beaucoup accomplir ce projet avec mon équipe. Mais n’allons pas griller les étapes. Concentrons-nous d’abord sur la France”, remarque l’herboriste. D’autant que l’enseigne vient d’ailleurs de remporter deux prix au dernier concours Passeport pour la Franchise.

Notez que l’apport personnel est de 80 000 euros pour rejoindre Louis Herboristerie. Et qu’il vous faudra prévoir, hors droit au bail, une enveloppe de 120 000 euros pour un point de vente d’une superficie comprise entre 60 et 70 m2. Quant aux droits d’entrée, ces derniers s’élèvent à 25 000 euros. Enfin, prévoyez 7 % de royalties. “Néanmoins, nous faisons un geste pour les premiers dossiers avec des royalties minorées.Voyez cela comme une sorte de cadeau de bienvenue”, indique le fondateur du réseau.

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Valentine Puaux


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