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Maintien des terrasses éphémères à Paris jusqu’en juin 2021

, par Nicolas Monier

La Mairie de Paris a écouté les revendications des acteurs de la filière. Autorisation a été donnée aux bars et aux restaurants de pouvoir prolonger ces installations éphémères sur les trottoirs et autres places de parking jusqu’en juin 2021.

Il faut dire que la situation à Paris est particulièrement alarmante. Restaurateurs et autres bars font face à un manque cruel de reprise d’activité. La décision de la maire Anne Hidalgo renouvelle, outre le prolongement des extensions de terrasses, la gratuité des terrasses classiques. Cela également jusqu’en juin 2021. En revanche, pour éviter tout débordement, lié aux nuisances sonores, la fermeture des terrasses éphémères sera maintenue à 22h. Les contrevenants s’exposant à des amendes qui passeront de 168 à 500 euros.

Sur son compte Facebook, Olivier Robert, président du Sneg & co (Syndicat des lieux festifs & de la diversité) saluait “une réunion de rentrée soutenue [avec la Mairie de Paris] mais un accord capital pour le maintien de nos lieux de vie.” De son côté, Didier Chenet, le président du GNI (Groupement national des indépendants de l’hôtellerie-restauration) et son collègue Pascal Mousset , président du groupement en Île-de-France, se félicitaient également : la Ville de Paris a décidé aussi d’exonérer de la redevance terrasse les terrasses et terrasses éphémères jusqu’au 30 juin 2021. Nous remercions la Maire de Paris et Olivia Polski [adjointe à la maire de Paris en charge du commerce, de l’artisanat, des professions libérales et des métiers d’art et mode] pour ces deux mesures et attendons avec impatience d’échanger aussi sur le sujet de l’hôtellerie, du monde de la nuit et des traiteurs organisateurs de réceptions de la même façon très rapidement.”

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À Paris, les acteurs de la filière,  8 000 restaurateurs et bistrotiers, souhaitaient surtout éviter la situation marseillaise. Dans la ville de l’OM ainsi que dans le département des Bouches-du-Rhône, tous les bars, restaurants et magasins d’alimentation doivent désormais rester fermés de 23 heures à 6 heures du matin.

“Nous avons été à deux doigts de frôler le couvre-feu”, explique Franck Delvau, co-président général de l’UMIH Paris Île-de-France.

Olivier Robert est également rassuré : “La Ville de Paris soutient notre mouvement de ne pas fermer les établissements à 23 heures hormis si les conditions sanitaires devaient encore évoluer.”

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Dans notre article sur le bilan de la saison estivale cet été, l’expert Bernard Boutboul rappelait que Paris avait été la grande perdante de la période. Pour ce dernier, la Capitale a vu son activité reculer entre 50 et 60 %. Tandis que François Blouin, président fondateur de Food Service Vision abondait dans ce sens rappelant lui aussi que Paris intra-muros a fait partie des territoires dans lesquels la situation a été la plus difficile cet été pour le secteur de la restauration. “Il y a eu très peu de touristes étrangers et d’un autre côté, le télétravail était encore important, impactant les restaurants sur le temps du midi. C’est le cas notamment dans les quartiers d’affaires comme La Défense où c’est quasiment désertique. Mais il y a tout de même des nuances. Certains quartiers, comme le 10e ou le 14e arrondissement, ont eu des flux importants de consommateurs locaux”, remarquait toutefois François Blouin.

 

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Nicolas Monier


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