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Rennes obtient la réouverture de ses salles de fitness

, par Nicolas Monier

Le tribunal administratif de Rennes a tranché. Les salles de sport peuvent désormais rouvrir leurs portes. Il est probable que cette décision fasse peut-être prochainement jurisprudence dans les autres villes classées en alerte renforcée.

A Rennes, l’enseigne Keep Cool avait fait valoir que cette mesure de fermeture faisait “obstacle à la poursuite de son activité” en compromettant “sa survie économique.” Elle rappelait également qu’aucun établissement sportif n’avait été identifié comme un lieu de transmission et de contamination. Chez Keep Cool, on précisait également que le confinement avait généré une perte de 25 % du chiffre d’affaires dans les salles franchisées ainsi qu’une diminution de 370 000 à 336 000 du nombre d’abonnés. De plus, les chiffres de la rentrée, notait l’enseigne, sont aujourd’hui inférieurs d’environ 50 % par rapport aux objectifs fixés.

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Le syndicat Franceactive-FNEAPL, l’Orange bleue, Basic-Fit II, Fitness-Park, l’Appart Fitness ou encore Keep Cool avaient alors saisi le juge des référés pour suspendre la mesure de fermeture courant du 26 septembre au 10 octobre prochain. Par un arrêté préfectoral. Ces acteurs estimaient, par la voix de leurs conseillers, que ces mesures “portent une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté du commerce et de l’industrie et à la liberté d’entreprendre.” Et ces derniers de préciser, qu’outre le fait que les salles de sport “ont mis en place un protocole sanitaire très strict”, il est établi “que la pratique d’une activité sportive a un rôle protecteur face au coronavirus, renforçant les défenses immunitaires, réduisant le risque d’obésité, de diabète, de maladies cardiovasculaires.”

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Le tribunal administratif de Rennes explique dans son ordonnance, justifiant la suspension de l’arrêté préfectoral,  que “seuls trois cas de personnes positives au covid-19, en lien avec des salles de sport privées situées sur le territoire de Rennes Métropole, ont été recensées les 17 et 28 septembre 2020, deux de ces trois cas concernant des personnels de ces salles de sport et un cas seulement, un client.” De plus, le tribunal administratif estime qu’en état des données, “il ne résulte pas que les salles privées de sport puissent être regardées comme des lieux de propagation active du virus Covid-19, alors même que ces établissements sont majoritairement fréquentés par une population de jeunes adultes.”

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Nicolas Monier


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