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Ximiti et son magasin automatique : “Nos boutiques doivent être implantées là où il y a du flux”

, par Camille Boulate

Lancée en 2017, l’enseigne Ximiti propose un concept basé sur la gestion d’un magasin automatique. Le réseau, qui compte six points de vente opérationnels, souhaite accueillir une dizaine d’unités supplémentaires cette année. Le point avec Lionel Hirsch, directeur général de l’enseigne.

 

Quel est le concept de Ximiti ?

Il s’agit d’un commerce de proximité, totalement robotisé et ouvert 7j/7, 24 h/24, conçu comme une plate-forme logistique. Le franchisé n’a pas besoin de salarié, que ce soit en caisse ou dans le magasin puisque tout est automatisé.

 

Comment se présente le magasin type ?

Nous avons plusieurs types de magasins. Soit sous la forme de kiosque, d’environ 18 mètres carrés pour environ 200 références. Soit des magasins intégrés, comme c’est le cas pour l’un de nos franchisés, qui a voulu créer un magasin automatique dans une station-service. Là, nous pouvons avoir des magasins de 25 à 50 mètres carrés pour 600 références. Mais l’avantage, c’est que nous sommes fabricant, donc nos boutiques sont faites sur-mesure et adaptables en fonction du projet du franchisé.

 

Quels sont les emplacements que vous privilégiez ?

Nous sommes très ouverts. Mais cela reste un concept très urbain, bien évidemment. Nos magasins doivent être implantés là où il y a du flux. Ils ne peuvent pas être installés dans des zones rurales où il n’y a plus personne à 20 heures. Pour s’implanter, il faut couvrir une zone de chalandise de 10 000 et 15 000 habitants. Et pour que le seuil de rentabilité soit atteint, il faut encaisser 60 clients par jour.

 

Vous expliquiez qu’il y a différentes typologies de magasins. Cela a forcément un impact sur la gamme des produits proposés. Quelle est la marge de manœuvre du franchisé concernant les références ?

C’est le gros travail qui attend le franchisé. Car il ne faut pas perdre de vue la zone de chalandise et bien percevoir ce dont les clients ont besoin. Nous avons bien évidemment un catalogue de références, mais nous encourageons vivement les franchisés à s’intéresser à ce que veut leur clientèle. Par exemple, le magasin de Lyon qui est implanté dans une station-service, avec un gros centre de lavage à côté, a conçu un rayon entretien de voiture (huile de moteur, balayeurs etc.) À Biarritz, la boutique est implantée en plein centre-ville, notre partenaire propose donc à la vente des produits snacking comme des sushi ou des plats traiteur. La volonté, c’est qu’il y ait une vraie adaptabilité aux demandes des clients. Puis, nous souhaitons que les franchisés référencent un maximum de produits locaux. Tout cela reste l’ADN d’un magasin de proximité et ce que nous souhaitons proposer.

 

Aujourd’hui, comment se compose le réseau, quels sont vos objectifs et quels sont les profils que vous recherchez ?

Nous avons aujourd’hui 6 magasins opérationnels et souhaitons ouvrir une dizaine de nouveaux points de vente en 2019. Côté profil, il faut que le candidat ait la fibre commerciale et commerçante. Après, nous n’avons pas de profil type. Il faut savoir qu’un franchisé Ximiti gère son magasin à distance et ne passe qu’une heure ou deux sur place pour réceptionner la marchandise et compléter les rayons. C’est avant tout une activité complémentaire. Pour que ce soit profitable à temps complet, il faut ouvrir au minimum 3 boutiques.

 

Quelles sont les conditions d’accès au réseau et quel investissement global les candidats doivent-ils engager ?

Nous avons un droit d’entrée de 10 000 euros, comprenant la formation initial, la campagne de publicité à l’ouverture, l’accompagnement… Ensuite, les franchisés ont une redevance d’enseigne de 3 % du chiffre d’affaires et un contrat de maintenance qui s’élève à 7 920 euros par an. Au total, en matière d’investissement, il faut compter au minimum 120 000 euros, droit d’entrée inclus.

Camille Boulate


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