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O2 se lance sur le soutien scolaire

, par Camille Boulate

L’enseigne de services à la personne va étendre son offre et lance, dès la rentrée de septembre, le soutien scolaire. Ce nouveau service sera proposé dans 250 agences avant d’être, à terme, déployé à l’ensemble du réseau. Explications avec François-Philippe Pic, directeur général d’O2.

Pourquoi l’enseigne élargit-elle son offre au soutien scolaire ?

C’est un marché largement dominé par le travail au noir et sur lequel l’offre est assez diffuse. Globalement, nous estimons qu’un collégien sur 5 et un lycéen sur 3 font appel à du soutien scolaire. Il n’y avait pas véritablement d’offre nationale qui était déployée pour répondre aux besoins des familles. Face à ce constat et à la demande des clients, nous avons choisi de lancer ce service. Le projet a été lancé il y a un peu plus d’un an et nous avons pris le temps d’élaborer notre offre, tant en matière de contenu que de cible. Nous nous sommes concentrés avant tout sur les matières scientifiques et littéraires (maths, français et anglais notamment) car ce sont les principales demandes des clients. C’était aussi une vraie attente de la part de nos franchisés dont certains proposaient, à la marge, certaines prestations de soutien scolaire. En tant que franchiseur, il était essentiel d’élargir notre champ d’action avec un service qui répond correctement aux besoins de nos clients mais aussi à notre positionnement.

Quand est-ce que cette offre va-t-elle être opérationnelle ? Combien d’agences proposeront ce nouveau service ?

Dès la rentrée, 250 agences proposeront le soutien scolaire, ce qui fera d’O2 le réseau le plus important en nombre d’agences dans ce domaine. Fin 2020, 300 agences (sur 320) devraient être en mesure de commercialiser cette offre. Enfin, fin 2021, avec les nouvelles ouvertures, nous souhaitons qu’environ 350 agences proposent ce service. Toutes les nouvelles agences adopteront d’office cette offre dans leur catalogue.

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Comment pensez-vous vous différencier ?

Nous pensons que notre offre va être très pertinente auprès des clients qui nous sollicitent déjà dans le cadre de l’entretien de la maison ou pour ceux qui ont fait appel à nous pour de la garde d’enfants. Nous avons véritablement une carte à jouer. Le travail au noir représente 80 % du marché du soutien scolaire, le marché privé 12 % et les associations 8 %. Notre ambition est de capturer, d’ici fin 2021, 1 % du marché, ce qui ferait une vingtaine de clients par agence. Cela nous paraît raisonnable. Nous estimons que nous lançons notre offre au bon moment car il y a eu le confinement et un certain nombre de familles ont ou vont avoir un vrai besoin d’accompagnement pour compenser le manque d’instruction durant cette période. Enfin, avec les récentes réformes, l’accent a été mis sur le contrôle continu ce qui est une chance pour le marché puisque les familles vont sûrement faire appel à du soutien scolaire pour des remises à niveau ou améliorer l’apprentissage de leurs enfants.

Comment se structure votre offre ?

Notre offre se décompose en trois volets. D’abord, il y a la supervision des devoirs. Schématiquement, nous n’allons pas donner d’aide à l’élève tant qu’il n’en a pas besoin mais notre intervenant sera là en tant que relais des parents, dans une posture de coach. L’objectif est de motiver l’enfant. Nous avons un second volet qui s’intitule “aide aux devoirs et apprendre à apprendre”. Là, nous entrons davantage dans de l’aide concrète mais aussi dans de l’accompagnement pédagogique. L’objectif est d’aider le jeune à gagner en efficacité, à gérer ses émotions en prenant confiance en lui, à mieux se connaître pour mieux s’orienter mais aussi à améliorer ses capacités de concentration ou de mémorisation. Enfin, nous avons les cours matière qui sont des cours de remise à niveau ou de perfectionnement en fonction du profil de l’élève.

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Quels types d’intervenants recherchez-vous ?

Nous avons trois profils d’intervenants pour le soutien scolaire. Il y a l’animateur, l’animateur pédagogique et le professeur. Pour l’animateur, nous allons surtout nous attacher à valider sa culture générale puisqu’il sera là surtout en tant que soutien et relais des parents auprès de l’élève suivi. Pour l’animateur pédagogique, nous allons valider trois axes : la culture G, sa capacité à être pédagogue et sa capacité à apprendre à apprendre. Par exemple, un étudiant en médecine peut être un profil très intéressant pour nous car il a le niveau dans les matières scientifiques et possède la dimension pédagogique nécessaire pour suivre un élève. Enfin, pour le professeur, il y a une exigence assez forte en matière de niveau de maîtrise et de diplôme dans la matière visée. Pour tous ces profils, nous avons une batterie de tests théoriques et pratiques qui permettent de valider l’ensemble des compétences.

Le recrutement est une donnée importante et reste bien souvent compliqué dans le secteur des services à la personne. Qu’en est-il sur ces profils ?

En effet, c’était une appréhension très forte de la part de nos responsables d’agence car ils ne sont pas habitués à recruter ce type de profils. Nous venons de démarrer le recrutement, mais nous avons, pour le moment, de très bons retours sur les annonces que nous avons publiées. Nous avons en effet plus de 1 600 candidats intéressés et ce nombre augmente tous les jours. C’est très encourageant.

Camille Boulate

Camille Boulate


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