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Réseau à la Une : Dépil Tech reprend du poil de la bête

, par Nicolas Monier

La procédure de sauvegarde ouverte par le Tribunal de commerce de Nice en 2018 n’a pas empêché l’enseigne de poursuivre son activité. Sortie par le haut, la marque spécialisée dans l’épilation à la lumière pulsée cherche aujourd’hui à faire évoluer son business model en rajoutant d’autres cordes à son arc. Si à date Dépil Tech compte quelque 120 centres en France, elle regarde aussi au-delà des frontières pour accélérer son développement.

Dépil Tech vient tout juste de fêter ses dix ans. Force est de constater que le parcours du spécialiste de la lumière pulsée n’a pas été un long fleuve tranquille. Technique éprouvée et brevetée en 1972 aux États-Unis, la lumière pulsée n’a pas été perçue d’un très bon œil en France par les médecins utilisant cette technologie. D’ailleurs, après avoir admis que les professionnels non-médecins ne pouvaient réaliser d’épilations à la lumière pulsée, la Cour de cassation est finalement revenue sur sa jurisprudence en précisant que les personnes non-médecins, pratiquant cette technique, ne pouvaient être condamnées pour exercice illégal de la médecine. “Il s’en déduit que la pratique par un professionnel non-médecin d’épilations à la lumière pulsée n’est plus illicite et que, si elle peut être soumise à des restrictions pour des motifs d’intérêt général, elle ne justifie pas l’annulation des contrats que ce professionnel a pu conclure au seul motif qu’ils concernent une telle pratique”, explique d’ailleurs la Cour de cassation. Un soulagement pour Dépil Tech.

Pour Nathalie Schlemmer, directrice générale de l’enseigne, cette période de conflit judiciaire a été chronophage et coûteuse en accompagnement et en lobbying. En général, les franchisés Dépil Tech recevaient un courrier via l’Agence régionale de santé (ARS) qui leur expliquait qu’en vertu d’un décret datant de 1962, ils n’étaient pas censés pratiquer cette forme d’épilation. “Via nos conseils, nous démontrions que ce décret de 1962 n’était pas du tout pertinent vis-à-vis des récentes évolutions technologiques. Nous avons été bien renseignés. La plupart des acteurs se rendaient bien compte qu’un monopole des médecins risquait de se constituer et que personne n’avait intérêt à cela. Désormais, ce sont les clients qui décident de là où ils veulent aller.”

Un marché mature

Plus généralement, après une période pandémique compliquée, le secteur retrouve enfin des couleurs comme l’observe Xerfi dans l’une de ses enquêtes publiées en février dernier. Pour l’institut d’études, la consommation des ménages en soins de beauté poursuivra sa croissance en 2022 (+ 8 % en valeur et + 7 % en volume).

Hors nouvelles mesures restrictives, “le chiffre d’affaires des instituts de beauté retrouvera donc son niveau d’avant-crise en 2022.” Un constat tiré par Sandra Ferreira, franchisée à Vichy (Allier) qui s’inscrit dans la droite ligne de plusieurs autres franchisés : “Contrairement à ce que l’on pourrait penser, j’ai eu de très bonnes progressions de chiffre d’affaires durant les années Covid. Aujourd’hui, une fois l’euphorie des réouvertures passées, je retrouve peu à peu le rythme de croisière de l’année 2019.” Ce que ne dément pas Nathalie Schlemmer pour qui la chose n’a paradoxalement rien d’étonnant : “Nous n’avons pas perdu de clients. Ceux qui avaient commencé une partie de leurs séances ont voulu aller au bout. Cela n’a fait que décaler les plannings. Je dirais que structurellement nous avons même réussi à capter de nouveaux clients qui ont voulu se recentrer sur l’essentiel : le bien-être et le fait plus généralement de prendre soin de soi.”

Retrouvez la suite de notre audit et de notre analyse de l’enseigne Dépil Tech ainsi que de son réseau de franchise, dans notre fiche dédiée !

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Nicolas Monier
Journaliste


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