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Se lancer en franchise

Se lancer en franchise : 3 étapes clés pour réussir

Si la franchise offre la possibilité de devenir son propre patron au travers d’un concept clé en main, le modèle impose toutefois de respecter certaines étapes avant de pouvoir ouvrir son point de vente. Voici quelques conseils pour être sûr de trouver le bon franchiseur et devenir un entrepreneur serein et autonome.

Enquêter sur son futur réseau

J’ai vu trop de franchisés dire ‘si j’avais su ou étudié correctement la question, je n’en serais pas là’. Il est donc du devoir du candidat de s’informer de la situation et des conditions des franchisés qui composent ledit réseau, de sa réputation et de l’homogénéité qu’il y règne ou pas, à travers ses implantations. Et de s’enquérir de ses performances économiques !”, conseille d’emblée Sylvain Bartolomeu, dirigeant du cabinet Franchise Management. L’expert insiste sur ce point, de nombreux de candidats n’étant “pas assez proactifs et trop souvent dans la mentalité du salarié en recherche d’emploi, plus que dans la démarche de chercher un partenaire sur le long terme, pour les dix années à venir”. Car être proactif par exemple, c’est déjà se mettre dans la peau du chef d’entreprise.

Comme Laeticia Varon, précédemment issue des services administratifs à Genève, à la tête du Sequoia Pressing d’Aix-Les-Bains (73) depuis l’été 2022. Elle a relancé elle-même le franchiseur après entretien pour témoigner de sa motivation, sans attendre que l’inverse ne se produise : “24 heures après la prise de contact, j’étais déjà en visio avec le fondateur, qui m’a ensuite laissé quelques mois pour approfondir l’idée et revenir vers lui ensuite”, raconte celle qui a été séduite par le concept écoresponsable de l’enseigne. Quant à Gilles Thiery, il se souvient avoir “visité au moins sept ou huit fromageries du réseau” avant d’adhérer à Laiterie Gilbert. Et l’ancien expert informatique qui souhaitait revaloriser le métier de fromager, franchisé depuis septembre 2022 à Brétigny-Sur-Orge (91), d’ajouter : “Tous les franchisés étaient, pour la plupart, reconvertis comme moi et unanimes sur l’ambiance du réseau, ce qui m’a rassuré dans mes envies de changement.

Mais pour Aurélie Nicaise, ancienne directrice de magasin dans le prêt-à-porter, aujourd’hui franchisée au sein du réseau de parfumeries Adopt Parfums à Bourg-en-Bresse (01), adhérer à un réseau a relevé du parcours du combattant. “J’ai comparé toutes les franchises de parfumerie sur internet avant de me décider. Mais avant de trouver l’enseigne et d’aller vers ce secteur, je me suis pris plusieurs fois la porte au nez ! Mes mails restaient des semaines sans réponse. Sans compter le fait que tous les sites des enseignes ne mentionnent pas forcément les bons contacts ou n’ont pas leur fiche à jour. Il y a un potentiel de candidats inexploité par les franchiseurs”, précise l’entrepreneure qui ne s’est pas découragée. “La preuve, j’ai trouvé une enseigne proche de mes valeurs et qui me ressemble, avec des produits made in France”, renchérit Aurélie Nicaise.

Pour le dirigeant de Franchise Management, il est important de challenger le franchiseur. « Ou le futur franchisé peut se prêter à une visite en tant que client mystère. Ou demander à participer à une convention pour s’imprégner d’un moment de la vie du réseau. D’autant qu’avec la loi Doubin, il est possible de se rétracter après la signature grâce aux 20 jours minimum autorisés”, rappelle-t-il.

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Recueillir l’avis de l’entourage

Les recherches effectuées, sondez l’avis de vos proches et des professionnels du secteur ciblé. Comme Laeticia Varon qui, après avoir visionné un épisode de Patron Incognito dédié à Sequoia Pressing, a enquêté sur sa future zone d’implantation. “Je suis allée voir des pressings indépendants à Aix-Les-Bains pour appréhender leur quotidien et les difficultés du métier. C’est de l’artisanat, il faut être rigoureux, maîtriser les machines, les normes de sécurité, les cycles de recyclage et la collecte des produits utilisés pour ne pas polluer les eaux et recevoir des amendes du gouvernement. Il faut aussi encaisser les plages horaires et l’humeur des clients”, énumère-t-elle.

Ces a prioris n’ont pas non plus freiné Aurélie Nicaise. “La vente ne m’était pas inconnue, j’en connaissais déjà les contraintes. Cela étant, je travaille parfois six à sept jours, y compris le dimanche pour assurer Noël. Bien sûr, il y a des jours plus difficiles que d’autres. J’ai moi-même ouvert pendant la crise du Covid, fermé et rouvert, étant en galerie marchande ”, explique cette dernière. Quant à Flora Giguet, journaliste décoration, aujourd’hui vendeuse de CBD chez High Society au Raincy (93), son compagnon était déjà client de l’enseigne avant qu’elle n’y adhère. “Je m’étais aussi assurée que l’enseigne accompagnait bien ses partenaires quant à la législation des produits, High Society faisant partie de l’Union des professionnels du CBD”, précise la gérante, sur le terrain depuis cinq mois et demi déjà. Et pour qui d’ailleurs, obtenir l’aval des proches n’a pas été trop difficile. “Il a bien sûr fallu, pour les plus réticents, expliquer et informer sur le CBD en général, mais mon entourage a plus ou moins un état d’esprit fonceur. Mes proches savent que je suis réfléchie et débrouillarde”, partage Flora Giguet.

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Bien financer son projet

Une autre étape consiste à bien financer son projet et à convaincre son banquier de la pérennité de son projet. Car, “c’est le critère financier qui l’emporte sur l’âge de l’entrepreneur. Et bien évidemment, avoir une condition patrimoniale est toujours plus rassurant pour demain au vu des banques pour obtenir un financement. Au même titre qu’un cadre qui aurait déjà remboursé sa maison”, note Sylvain Bartolomeu pour Franchise Management. “Avant toute chose, je me suis documentée pour montrer la bonne santé de l’entreprise, puis j’ai expliqué que je souhaitais travailler dans un secteur oublié dans le passé et en pleine révolution. L’activité pressing devient de plus en plus normée”, commente, de son côté, Laeticia Varon (Sequoia Pressing) qui a bénéficié de soutiens non-négligeables pour financer son projet.

Retrouvez plus de conseils dans l’article « Se lancer en franchise : 5 étapes pour réussir » paru dans le numéro de décembre 2022 et janvier 2023 de l’Officiel de la Franchise, actuellement en kiosques.

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