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B&M, repreneur de Babou, poursuit son développement

, par Camille Boulate

L’enseigne anglaise qui a racheté Babou en octobre 2018 continue son déploiement en rénovant petit à petit la centaine de points de vente repris. L’objectif de B&M : avoir harmonisé l’ensemble du réseau d’ici la fin de l’année.

En rachetant Babou fin 2018, la marque anglaise B&M, elle aussi spécialiste du discount, souhaitait mettre un pied en France et amorcer un développement. Un peu plus de deux après cette acquisition, l’enseigne britannique continue la transformation des anciens points de vente Babou. “Au moment du rachat, nous avons repris une centaine de boutiques. Aujourd’hui, nous affichons un réseau de 105 points de vente. 45 d’entre eux ont été rénovés et affichent désormais le concept B&M. Il nous reste donc une soixantaine de magasins à transformer, ce qui devrait être fait d’ici la fin de l’année 2021”, explique Anthony Giron, président de B&M France.

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1 000 magasins à l’international

L’enseigne B&M, créée en 1978 en Angleterre, connaît une forte expansion outre-Manche. Rachetée en 2004 par Simon et Bobby Arora, deux hommes d’affaires britanniques, alors que le réseau ne comprenait que 21 boutiques, la marque B&M affiche aujourd’hui un réseau de 650 points de vente en Angleterre. Un maillage territorial auquel s’ajoutent les 250 unités Heron Foods, enseigne de surgelés rachetée par le groupe en 2017. “Face à ce succès, B&M a souhaité s’étendre. Pour une enseigne qui a la volonté de se développer sur un nouveau marché, il n’y a pas beaucoup de solutions : soit on part de zéro, soit on passe par de la croissance externe en rachetant une entreprise existante dont l’avantage est d’avoir des magasins mais aussi une infrastructure logistique. C’est ainsi qu’a été amorcé le rachat de Babou”, explique Anthony Giron. Au total, B&M affiche un réseau de plus de 1 000 points de vente et est présent en Angleterre, en France mais également en Allemagne.

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Concurrence

Dans un secteur structuré autour de plusieurs grandes enseignes, B&M compte bien se démarquer. D’abord par la taille de ses magasins, d’au moins 2 500 mètres carrés, tous situés en périphérie dans des zones commerciales. “Action opère par exemple sur des surfaces de 800 mètres carrés. Des enseignes comme Stockomani seront plus axées sur le textile tandis que notre ADN reste la décoration et l’ameublement”, affirme Anthony Giron. C’est d’ailleurs également par ses gammes produits que le réseau souhaite se différencier. Notamment sur les gammes éphémères et saisonnières, comme les produits de jardin dédié au jardin l’été ou à Noël l’hiver. “Notre force est d’avoir un mixe produits de marques nationales et de marques propres, notamment sur l’alimentaire. Sur le mobilier, nous dessinons quasiment tout et proposons des meubles qualitatifs à prix véritablement concurrentiels”, avant le directeur général de l’enseigne. Aussi, les magasins sont organisés autour d’une allée centrale avec des rayons dédiés dispatchés de part et d’autre. “Les premiers retours des clients pointent d’ailleurs ce côté organisé de la marque. La lisibilité de notre offre est également appréciée. On voit bien par ailleurs que les clients plébiscitent énormément les produits dédiés à la décoration et à l’ameublement”, insiste Anthony Giron.

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Intensifier le maillage

Si pour le moment, la priorité est donnée à l’harmonisation du réseau, B&M compte bien intensifier son maillage territorial. “À long terme, l’objectif sera de continuer à densifier les villes dans lesquelles nous sommes présents. Par exemple : Bordeaux, Toulouse ou encore Lyon sont des agglomérations sur lesquelles nous pourront avoir facilement quatre ou cinq points de vente. S’il est impossible, pour le moment, d’avoir des objectifs chiffrés, nous savons que le potentiel est là malgré l’éclatement du nombre d’acteurs”, souligne Anthony Giron. Pour se développer, B&M ne mise pas sur la franchise mais sur la gérance-mandat. “Historiquement, Babou s’est développé ainsi. Notre vocation est donc de faire perdurer ce mode de développement car c’est ce qui a fait son succès”, insiste le directeur général de B&M France. Contrairement à la franchise, dans la gérance-mandat la tête de réseau est propriétaire du fonds de commerce et du stock, comme dans la location-gérance.  Et si pour à court terme l’enseigne ne cherche pas de candidats pour ouvrir de nouveaux points de vente, elle recherche des profils pour reprendre certains points de vente. “Il y a donc des opportunités à saisir pour les personnes intéressées par notre enseigne. Les profils que nous recherchons doivent afficher une certaine expérience dans le commerce, qu’ils aient été opérationnels ou directeurs de magasin. Nous sommes par ailleurs assez friands des profils venant de l’agroalimentaire ou qui connaissent très bien le marché du discount”, conclut Anthony Giron.

Découvrez l’intégralité de l’interview d’Anthony Giron, directeur général de B&M France, dans notre prochaine numéro de L’Officiel de la Franchise, à paraître en mars. Rendez-vous sur notre boutique.

Camille Boulate

Camille Boulate


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  • Apport :
    5000
  • Implantation :
    105

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