Enseigne dans cet article
BUFFALO GRILL
Comment se porte Buffalo Grill dans un contexte de marché tendu ?
Robert Guillet : En 2024, nous avons enregistré un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros HT. Un chiffre stable par rapport à 2023, alors que le marché de la restauration à table, selon les panels disponibles, est plutôt dans le négatif. Concrètement, nous faisons mieux que le marché. Cela signifie que nous gagnons des parts de marché en 2024. Nous avons déjà réalisé six ouvertures cette année, mais aussi cinq fermetures, essentiellement dues à des changements dans les bassins de consommation. Aujourd’hui, nous comptons 328 restaurants.
Comment expliquez-vous la bonne performance économique du réseau cette année ?
R.G : C’est la combinaison de plusieurs choses. Les rénovations, d’abord, qui ont un vrai impact. L’expérience client ensuite : on a mis beaucoup d’énergie sur la qualité de l’accueil, la rapidité du service. Nos clients veulent passer un bon moment, mais sans attendre une heure. Et enfin, l’offre : on a élargi notre carte, avec des formules accessibles à 9,90 €, jusqu’à des pièces premium à 28,90 €. Le ticket moyen est un peu supérieur à 20 €, avec un écart significatif par rapport à nos concurrents.
La rénovation du concept joue-t-il un rôle majeur dans cette dynamique ?
R.G : Oui. On a beaucoup accéléré sur le déploiement de notre nouveau concept, qu’on appelle « Amérique ». Buffalo Grill a été créé en 1981 par Christian Picart, avec un concept inspiré de son expérience personnelle. Toute l’ambiance reposait sur l’Amérique du Nord. On a voulu garder cet ADN, mais le remettre au goût du jour, en cohérence avec les attentes actuelles.
L’idée, c’est d’offrir une expérience autour de l’Amérique des grands espaces, avec des visuels de parcs nationaux, une carte des États-Unis en salle, chaque table qui correspond à un État… C’est une mise en scène immersive, très identitaire, qui fonctionne très bien. Le pilote à Château-Thierry a donné d’excellents résultats. Depuis, plus d’une centaine de restaurants ont été rénovés. Une cinquantaine l’ont été avec le nouveau concept. Nous sommes à marche forcée, parce que chaque rénovation donne des résultats très positifs.
Quels résultats observez-vous précisément ?
R.G : En moyenne, chaque réouverture génère une croissance de 25 % au démarrage. Et même après 7 ou 8 mois, on reste encore à plus de 8 % de croissance. Nous avons un retour sur investissement compris entre trois et cinq ans. C’est très attractif. Cette transformation concerne également nos partenaires franchisés. Nous avons 40 % de notre réseau en franchise, avec 72 partenaires.
Justement, parlez-nous de l’accélération du développement en franchise.
R.G : Quand je suis arrivé, le réseau était composé à 80 % de succursales. Aujourd’hui, on est à 40 % de franchisés. Et on va continuer. Je pense que l’évolution naturelle du marché fera qu’on sera majoritairement en franchise. Mais je le dis toujours : la bonne vitesse de passage en franchise, c’est celle qui garantit la réussite opérationnelle de chaque site. Si on va trop vite, avec un franchisé qui a pourtant les meilleures intentions du monde, mais qui n’est pas prêt, on dégrade l’expérience client. Et quand l’expérience client souffre, c’est tout le système qui en pâtit.
Aujourd’hui, notre priorité, c’est la transformation des succursales. En 2024, on a fait un peu plus d’une vingtaine de passages de succursales en franchise. Mais nous avons trois types de développement : des reprises d’anciens restaurants franchisés, notamment pour cause de départ en retraite ; des passages de succursales à la franchise ; et quelques créations ciblées. On estime qu’il y a encore un potentiel d’une centaine de restaurants supplémentaires en France.
Comment voyez-vous l’avenir de la restauration à table ?
R.G : Je pense qu’elle a un vrai rôle à jouer, justement face à une restauration rapide souvent déshumanisée. À nous de préserver cette convivialité. Mais il faut être exigeant. L’expérience client, c’est ce qui fait la différence. Il y a une corrélation très forte entre la qualité de l’accueil et la performance économique. Et je ne dis pas que tout est parfait partout. Mais chaque contre-performance a ses causes, souvent identifiables.
Et les perspectives pour 2025 ?
R.G : On va continuer à faire évoluer le concept. De nouvelles annonces sont prévues en fin d’année. L’objectif est clair : accélérer le déploiement du nouveau concept, poursuivre le passage en franchise, et lancer de nouvelles créations quand les conditions sont réunies. On travaille aussi sur l’évolution de l’offre, pour répondre aux nouvelles attentes alimentaires.
Franchise BUFFALO GRILL
Avec 325 restaurants et 23 millions de repas servis chaque année, Buffalo Grill est l'enseigne n°1 de la restauration à table en France !
Devenir partenaire Buffalo Grill, c’est s’engager dans un projet entrepreneurial aux côtés d’une enseigne leader, avec un accompagnement constant et un savoir-faire reconnu. Nous mettons à votre disposition nos équipes d'experts, dédiées à votre succès et à la réussite de votre restaurant. Vous bénéficiez ainsi de l'expérience et de la solidité d’un franchiseur avec un réseau en constante transformation, offrant à nos partenaires l'opportunité de se développer sur un territoire, avec un ou plusieurs établissements.
- Type Franchise
- Apport 200000
- Implantations 325