Vitrages, façades, panneaux solaires, gouttières, bardages… Tout ce qui est haut (voire très haut) n’a qu’à bien se tenir ! Avec son nouveau concept Les Perchistes, La Compagnie des Déboucheurs (106 franchisés), spécialiste des opérations en sous-sols et en eaux profondes, change d’altitude. « Nous attaquons le marché du nettoyage en hauteur, un secteur poussiéreux, coûteux et souvent risqué. Notre objectif est de proposer des interventions sécurisées, sans nacelle et sans produits chimiques, grâce à des perches innovantes de 15 mètres de long et un détergent naturel, qui sèche sans trace et qui respecte l’environnement », détaille Benoît Magand, co-fondateur, avec Grégory Bonhomme, de La Compagnie des Déboucheurs en 2016.
Un métier de niche à réinventer
Le projet est actuellement en phase de test, à Narbonne et à Saint-Maur-des-Fossés, en région parisienne. Un troisième pilote, également en propre, ouvrira à Saint-Etienne début 2026. « Nous souhaitons valider le modèle dans différentes configurations avant de le dupliquer en franchise. Si tout se passe bien, et si nous sommes assurés de sa réussite, nous le proposerons en septembre prochain aux candidats », poursuit le fondateur qui garde la tête froide. Dans un premier temps, l’activité adressera une clientèle BtoB dont les besoins sont élevés avant de cibler plus tard, les particuliers. « Nous réinventons un métier de niche, à mi-chemin entre les nettoyeurs de vitres et les cordistes, avec une promesse de ré-assurance ». Dans le secteur, 12 % des accidents de travail se produisent à moins de 30 centimètres du sol, l’équivalent d’à peine deux marches de hauteur.
Signe distinctif : des Estafettes bleu ciel
Les Perchistes reprennent les codes qui ont fait la réussite de la Compagnie des Déboucheurs. A savoir, un concept mobile, avec des véhicules d’intervention servant de vitrine et d’outil de travail aux franchisés. En lieu et place des pick-up roses et bleus qui ont fait l’identité de marque de la Compagnie des Déboucheurs, les perchistes ambulants se déplaceront dans les mythiques estafettes Citroën type H (ndlr : celles de Louis la Brocante !). Toutes seront bleu ciel et équipées des outils indispensables à l’exercice de l’activité (tablettes tactiles, cuve de 400 litres d’eau filtrée, produits d’entretien…). « Le prix juste, la facilité de prise de rendez-vous, la relation clients, l’utilisation de produits écologiques, notre communication décalée… Nous dupliquons notre expérience et notre savoir-faire, acquis depuis dix ans, à l’identique, en les transposant à une nouvelle marque », insiste Benoît Magand. L’investissement global pour lancer le concept tournera autour de 60 000 euros.