Derrière cette stabilité apparente, l’enquête révèle une tendance de fond : une consommation plus rationnelle, marquée par une baisse significative du budget et une évolution vers des comportements d’achat plus hybrides.
Un budget en forte baisse, des priorités recentrées
Alors que le pouvoir d’achat reste sous tension, le montant moyen que les Français envisagent de consacrer aux soldes chute de manière spectaculaire : 233 euros en 2025, contre 307 euros l’an passé, soit 74 euros de moins. Une majorité des acheteurs (plus de 50 %) prévoit de ne pas dépasser 200 euros de dépenses. L’année dernière déjà, le budget effectivement dépensé s’était révélé inférieur aux intentions, avec une moyenne de 223 euros.
Les vêtements restent la catégorie phare : 70 % des consommateurs projettent d’en acheter, et 44 % les placent en tête de leurs priorités. Suivent les achats pour enfants (33 %, +5 points), l’électroménager et les équipements (30 %, +3 points), et les loisirs (25 %, +5 points). En revanche, la décoration recule nettement, ne concernant plus que 16 % des sondés (-4 points).
Des disparités selon les profils et les territoires
Le montant dépensé varie fortement selon les situations personnelles. Les parents annoncent un budget moyen de 279 euros, contre 203 euros pour les personnes sans enfant. Les moins de 50 ans sont aussi nettement plus enclins à faire les soldes (47 %) que les 50 ans et plus (30 %). Les femmes sont plus nombreuses à participer (43 %) que les hommes (34 %).
Les écarts géographiques sont également marqués : en 2024, les Franciliens ont dépensé en moyenne 361 euros, contre 193 euros dans le reste de la France. Un écart qui reflète à la fois des différences de niveau de vie et des habitudes de consommation ancrées.
Fidélité aux enseignes et virage vers l’omnicanalité
Face à l’incertitude, les consommateurs misent sur la sécurité : 92 % prévoient d’acheter auprès d’enseignes qu’ils connaissent déjà (+10 points). À l’inverse, seuls 6 % souhaitent profiter des soldes pour tester de nouvelles marques (-10 points). Une tendance encore plus marquée chez les foyers modestes : seuls 16 % des personnes gagnant moins de 2 000 euros envisagent de s’offrir des produits habituellement jugés trop chers, contre 21 % chez ceux qui gagnent plus de 3 500 euros par mois.
Côté parcours d’achat, le modèle omnicanal s’impose peu à peu. Si 44 % des répondants prévoient d’acheter uniquement en magasin (-9 points), 35 % comptent combiner achats en boutique et en ligne (+11 points). Les achats 100 % numériques, eux, restent stables à 21 %. Cette mutation est particulièrement visible chez les moins de 50 ans, dont 63 % optent pour un parcours partiellement ou totalement digitalisé, et chez les parents (66 %), souvent en quête de praticité.